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Sainte-Barbe/Sankt Barbara
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Sainte-Barbe, patronne des mineurs dans le bassin houiller sarro-lorrain
4 décembre 2000 - 28 janvier 2001
Gare-Usines, Dudelange
Difficile de trouver dans le bassin houiller thème plus consensuel, plus propre à rassembler "la grande famille minière". Avec ses 17 siècles d'existence, le culte de Sainte-Barbe n'est pas seulement intéressant pour ses origines et ses rites; il l'est aussi pour les mobiles qui l'ont façonné.
La légende nous apprend que Sainte-Barbe vivait au IIIe siècle à Nicomédie, ville d'Asie mineure située entre la mer de Marmara et la mer Noire. Dioscorus, son père, est un homme riche et respecté qui vénère les anciens dieux. Il enferme Barbe dans une tour afin de la soustraire à toute mauvaise influence, mais elle se convertit néanmoins au christianisme, grâce à la correspondance qu'elle entretient avec Origines d'Alexandrie. Dioscorus s'étant absenté, Barbe fait percer une troisième fenêtre à la tour, affirmant ainsi sa croyance en la Sainte Trinité.
L'aveu de sa conversion rend Dioscorus fou de rage et il se précipite sur sa fille, épée à la main. Barbe parvient à s'enfuir, mais elle est dénoncée par un berger, puis trâinée par son père devant le gouverneur Marcianus. Malgré d'effroyables tortures, Barbe refuse de renoncer à sa conversion, et elle est pour cela condamnée à mort. Dioscorus se propose alors d'exécuter lui-même la sentence. À peine l'a-t-il exécutée qu'il est mortellement frappé par la foudre. C'est au moment de mourir que Barbe aurait demandé qu'en souvenir de ses souffrances, le salut soit désormais accordé à tous les mourants. Le martyre que rapporte la légende se serait déroulé un 4 décembre, en 296 ou en 304.
La dépouille de la sainte est d'abord déposée à Constantinople, en 565, puis à Venise, en 1003, afin de récompenser la ville de son engagement dans la guerre que mène la Chrétienté contre les Sarrasins. La dépouille est transférée quelques années plus tard au couvent de San Giovanni Evangelista, sur l'île voisine de Torcello, où elle devrait encore reposer.
La sainte est généralement représentée avec une tour et un calice, ou avec une hostie, celle-ci rappelant aux chrétiens qu'elle est la patronne des mourants. Elle est plus rarement représentée avec une plume d'autruche et un flambeau.
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Sankt Barbara, Patronin der Bergleute im saarländisch-lothringischen Kohlenrevier
4. Dezember 2000 - 28. Januar 2001
Gare-Usines, Dudelange
Nach der Legende lebte Barbara im dritten Jahrhundert in Nikomedia, einer Stadt im kleinasiatischen Bithynien, gelegen zwischen dem Marmara-Meer und dem Schwarzen Meer. Ihr vermögender und angesehener, die alten Götter verehrender Vater Dioscorus sperrte seine Tochter zum Schutz vor verderblichen Einflüssen in einen Turm ein. Durch den brieflichen Kontakt mit Origines in Alexandria Christin geworden, befiehlt sie bei Abwesenheit des Vaters als Symbol der christlichen Dreifaltigkeit ein drittes Fenster in den Turm zu brechen.
Von Dioscorus zur Rede gestellt, bekennt sich Barbara als Christin. Außer sich vor Zorn zückt Dioscorus sein Schwert, doch Barbara kann fliehen. Verraten von einem Schäfer schleppt sie der Vater zum Präfekten Marcianus. Versuche, sie durch grausamste Martern zum rechtmäßigen Glauben zu bekehren, bleiben ohne Erfolg. Daraufhin verurteilt Marcianus Barbara zum Tode. Dioscorus bittet den Präfekten, das Urteil persönlich vollstrecken zu dürfen und richtet seine Tochter mit dem Schwert. Unmittelbar danach sinkt er tödlich vom Blitz getroffen zu Boden. Vor ihrer Hinrichtung an einem 4. Dezember bat Barbara um Gnade für alle unmittelbar Bedrohten, die ihres Leidens gedenken. Als Todesjahr der Heiligen gelten die Jahre 296 oder 304.
In der Kunst wird die Heilige zumeist mit einem Turm, als Nothelferin der Sterbenden mit einem Kelch mit oder ohne Hostie, seltener mit einer Straußenfeder oder brennenden Fackeln dargestellt.
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