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Camp de réfugiés de Benako, Tanzanie, 1994. Photo de Sebastião Salgado.

Petite fille d'un campement de paysans sans terre à Rio Bonita Do Iguaçu, Etat de Parana, Brésil. Photo de Sebastião Salgado.
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"Exodes", exposition de photos de Sebastião Salgado
3-27 avril 2003
Gare-Usines, Dudelange
"Exodes" invite à découvrir les ravages de la mondialisation à travers les cinq thèmes suivants: "Réfugiés et Migrants: l’instinct de survie" ; "Afrique: un continent à la dérive" ; "Lutte pour la terre: exode rural" ; "Portrait d’enfants" ; "Mégalopoles". L’ensemble représente environ soixante photographies grand format.
"Sebastião Salgado est un homme qui transcende toutes les frontières, qu’elles soient géographiques, sociales ou politiques, qu’elles soient celles de l’inaccessible, de l’inénarrable, de l’oublié. Doté d’un appareil, il parcourt le monde depuis près de trente ans à la rencontre des hommes, pour témoigner sur leur sort. [...]
Ses clichés, invariablement à la croisée de deux expériences, expriment toujours deux visions : la sienne propre, qui expurge une idéologie, et celle, si puissamment évocatrice, de celui qui s’est invariablement offert à la prise de vue.
Un regard de souffrance et c’est toute l’humanité en souffrance qui se dégage des visages saisis sur les chemins du voyage. Pas n’importe quel voyage : celui qui fait fuir, chargé de détresse et d’espoir. Des hommes en déroute, lancés sur des voies chaotiques. Des hommes et des femmes victimes de la plus grande épopée moderne. Ils fuient la misère, la douleur, la guerre. Ils sont des millions à se déplacer en groupes, solidaires mais abandonnés. Qu’ils échouent dans les bidonvilles des mégalopoles asiatiques, qu’ils s’entassent dans des camps en Afrique ou qu’ils errent, chassés de leurs terres, en Amérique Latine ou en Europe, les rejetés du monde partagent le même drame et le conjuguent dans toutes les langues. Un drame ancestral et moderne, celui politique de l’exode, celui économique des transformations du travail, celui contemporain de la mondialisation. Mais soudain, cet enfant blotti dans les bras de sa mère : il lui sourit. Ils sont assis aux abords d’un camp de réfugiés rwandais en Tanzanie. Une brume nébuleuse laisse apercevoir les tentes du campement et l’attente tragique. Ce sourire et la force de la composition photographique nous rapprochent de l’instant et nous en fait comprendre le sens, la portée humaniste." (Chrystel Jubien)
Note: Il s'agit d'une exposition organisée par Frères des Hommes et SOS Faim, en collaboration avec la Ville de Dudelange et Diddeléng Hëlleft.
Renseignements généraux auprès de Frères des Hommes Luxembourg (+352 46 62 38) et SOS Faim Luxembourg (+352 49 09 96). | |