| Émile Mayrisch (1862-1928)
« Avec son intelligence et sa vitalité, il nous apparaissait comme une sorte de demi-dieu, rustique et puissant, pas tout à fait comme le Centaure du monde latin, plein d'élan, d'appétits et de sagesse, pas non plus tout à fait le Nibelung germanique, roi des minerais et des forges, mais un croisement des deux races, avec la vivacité de la première et la persévérance de l'autre, un être ami des hommes, qui prend leur défense contre les caprices du Ciel, un être fait de la même matière que nous, obéissant aux lois de la matière et qui ne pouvait succomber que pour avoir, un jour de hâte, sur une route, voulu vaincre ces lois - par la vitesse. »
Jean Schlumberger, discours prononcé le 4 juin 1928 à Baden-Baden en honneur du défunt Émile Mayrisch.
|