Logo
CDMH

Le Musée
Expositions
Documentation
Histoire
Échanges
Liens
Contact

Portraits du passé



Image agrandie
Le Patron dans une de ses usines (1925)

Image agrandie
La maison natale d’Émile Mayrisch
à Luxembourg-Eich


Image agrandie
L’usine de Dudelange en 1895

Image agrandie
Émile et Aline Mayrisch

Image agrandie
L’usine de Dudelange en 1904

Image agrandie
Les bâtiments de l’économat en 1908

Image agrandie
Jeton valable pour l’achat
de 3 livres de pain blanc
à l’économat




Image agrandie
Cure de silence au Kräizbierg

Émile Mayrisch (1862-1928)

I. Années de formation (1862-1911)
II. L'Arbed et la Grande Guerre (1911-1918)
III. La défense d'une idée (1918-1928)
IV. Pour l'Entente (1918-1928)


Né le 10 novembre 1862 à Luxembourg-Eich, Jacob Émile Albert Mayrisch, grandit dans un environnement de choix : son père, Édouard Mayrisch (1825-1873) est médecin à la cour(16), sa mère, Mathilde Metz (1828-1897), appartient à la dynastie des maîtres de forge du même nom. Son grand-oncle Norbert Metz (1811-1885), industriel à Eich et à Dommeldange, ministre député inamovible(12), propriétaire d’un journal, chef de file des forces libérales en est le plus illustre représentant.

Son environnement – Eich est à cette époque le centre industriel du Luxembourg – et la mort prématurée de son père font rompre le jeune homme avec la tradition familiale qui compte cinq générations de médecins. Après avoir commencé ses études secondaires à l'Athénée de Luxembourg, Mayrisch s'inscrit en 1879 à l'Institut Rachez en Belgique qui privilégie l’étude des mathématiques. En automne 1881, il entre à la Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule d'Aix-la-Chapelle. Il s'inscrit à la section des mines comme candidat ingénieur et termine ses études en 1885, sans s’être présenté cependant - contrairement à la plupart de ses camarades – à la Diplomprüfung d’ingénieur(15).

À la fin de cette même année, il entre comme volontaire à l’usine de Dudelange, créée en 1882 par Norbert Metz pour devenir le fleuron de l’industrie sidérurgique luxembourgeoise. En avril 1886, lors de la mise en activité de l’aciérie Thomas, il y obtient un poste d’ingénieur-chimiste. Cependant, le 1er septembre de l’année suivante, il quitte Dudelange pour occuper aux usines de Rodange le poste de chef de fabrication aux hauts fourneaux.

Le 1er février 1891, il revient à Dudelange où il ne tardera pas à gravir les échelons : nommé chef du laboratoire en avril 1891, il est promu en 1893 fondé de pouvoir et secrétaire général à la direction, pour devenir, en 1897, à l’âge de 35 ans, directeur technique de l'usine de Dudelange.

Quelques années auparavant, le 15 septembre 1894, il avait épousé Aline de Saint-Hubert, qui par son esprit ouvert et ses conceptions sociales éclairées est devenue sa meilleure alliée. De ce mariage naîtront deux enfants: Jean (†1899) et Andrée, appelée Schnucki (1901-1977)(9).

En tant que directeur de l’usine de Dudelange, Émile Mayrisch déploie une imagination créatrice peu commune, tant sur le plan technique que social. Pour tenir tête à la concurrence internationale, il modernise son usine et l’agrandit à plusieurs reprises : sixième haut fourneau (1899), centrale électrique (1902), convertisseurs plus performants (1907), nouveaux fours Martin (1910). Profitant des facilités offertes par le Zollverein allemand, dont le Luxembourg faisait partie depuis 1842 , il conclut en 1904 un contrat de livraison de coke avec le Eschweiler Bergwerks-Verband et rejoint le Stahlwerksverband, qui réunit les plus importants sidérurgistes allemands. Voyant dans l’ouvrier plutôt un collaborateur à l’entreprise commune qu’une main d’œuvre bon marché, il introduit des réformes sociales relevant d’une importance souvent nationale(5) : caisse de maladie pour ouvriers (1888), caisse de pension pour employés (1902), congé payé de huit jours et prime pour travailleurs expérimentés (1903), institution de délégations ouvrières (1905).

Fervent défenseur du paternalisme social (ce qui lui vaudra le surnom respectueux de Patron), il met en place un économat(8) où les ouvriers peuvent acheter des vivres, du combustible et des vêtements à prix réduits (1902) et proposera en 1913 l’institution d’une école en forêt (Waldschoul) pour enfants chétifs. En 1920, il fera même transformer son ancienne demeure au Kräizbierg en Maison des enfants.



Document source:
Le Patron sur son engagement social


Voir la bibliographie



Centre de Documentation sur les Migrations Humaines
Tous droits réservés


Dossier:
Naissance d'une ville
Avant l´industrialisation
L´industrialisation
La vie des ouvriers
Le rang de ville
Émile Mayrisch
Années de formation
L'Arbed et la Grande Guerre
La défense d´une idée
Pour l´Entente
Sidney Gilchrist Thomas
Dominique Lang

English Version
Plan du Site
Webmaster