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I. Dudelange avant l'industrialisation
II. L´industrialisation de Dudelange
III. La vie des ouvriers
IV. Dudelange est élevée au rang de Ville
1. Conditions de travail, salaires et retraites
2. Assurances sociales

Laminoir : générateur de propulsion

L'hôpital de l'usine avant son premier agrandissement
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En dépit des risques élevés auxquels
les ouvriers sont exposés, les
assurances sont rares avant 1900. En
effet, les travailleurs ne sont assurés
d'ordinaire que par l'initiative des
entreprises et ces assurances ne
concernent souvent que les Luxembourgeois.
En 1901, l'assurance maladie devient
officiellement obligatoire pour
l'ensemble des salariés, et en 1902,
une loi impose l'assurance contre les
accidents.
L'assistance médicale devient
gratuite; et en cas d'incapacité de
travail, l'ouvrier concerné reçoit une
pension équivalent à 66,7% de son
salaire. Les veuves peuvent obtenir
jusqu'à 60% du salaire de leur mari.
L'année suivante, en 1903, l'usine de
Dudelange introduit un congé payé de
8 jours pour des ouvriers ayant servi
plus de 25 années; les travailleurs
expérimentés reçoivent une prime.
Or, c'est seulement en 1911 qu'une
pension régulière est adoptée; elle ne
peut cependant n'être exigée qu'à l'âge
de 68 ans
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3. Mouvement ouvrier

Fête du Travail (1er mai 1920)
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Bien que les premières
représentations ouvrières, sous forme
de conseils d'usine, ne soient
introduites que par
un arrêt grand-ducal de 1919, Émile
Mayrisch, directeur de l'usine de
Dudelange, anticipe en 1905 cette
institution. Avec l'accord du conseil
d'administration de la Société, la
première délégation est élue le 18
janvier 1906. Cette institution
contribuera beaucoup à la paix sociale
au cours des années à venir. En effet,
il n'y aura que très peu de grèves ou
de manifestations ouvrières avant la
Première Guerre Mondiale.
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4. Les conditions de vie dans les quartiers ouvriers

Le Café Rossi en 1908

La rue d'Italie, à gauche le Café Dickes

Op der Schmelz

La boucherie de l'économat en 1909

Soupe populaire (1915)
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L'afflux subit des travailleurs
étrangers pose de grands problèmes
au village de Dudelange: les quartiers
hâtivement aménagés ne peuvent
accueillir tous les immigrants, car le
nombre de solliciteurs est plus grand
que celui des nouvelles constructions
(en effet le nombre d'habitations a
doublé de 1871 à 1906, celui des
habitants a quintuplé). Cette crise du
logement attire les tâcherons, des
commerçants qui jouent un rôle
d'intermédiaire entre l'entreprise et
l'ouvrier: en tenant en parallèle un
magasin de comestibles ou une
guinguette, ils exploitent les ouvriers
en leur louant de minuscules
chambres à des prix démesurés.
Les spéculateurs aussi profitent de la
situation: en effet, le nombre
d'entrepreneurs a augmenté de façon
spectaculaire à partir de 1880. Au
quartier Italie par exemple, ils
construisent des maisons qu'ils
donnent en location à des prix
usuriers. La qualité de ces maisons est
généralement misérable.
Quant à l'hygiène dans ces maisons,
elles est souvent catastrophique:
les conditions de vie dans ces
«casernes» humides et sales
favorisent la propagation de maladies
comme la tuberculose ou même le
choléra ou le typhus. Il s'y ajoute le
fait que la plupart des maisons ne
possèdent qu'une fosse d'aisances
pour plusieurs familles.
Les rapports sur les conditions de vie
dans ces quartiers font scandale dans
les milieux bourgeois; on critique
violemment les unions libres qui
seraient la cause de la criminalité et
de la dépravation des moeurs.
Après la nomination d'Émile
Mayrisch au poste de directeur,
l'usine de Dudelange montre un
engagement social exemplaire et crée
un grand nombre d'institutions en
faveur des travailleurs et de leurs
familles.
Afin d'assurer une alimentation plus
saine des ouvriers, l'usine de
Dudelange ouvre en 1907 une soupe
populaire, ainsi qu'un économat, une
épicerie appartenant à l'usine où les
travailleurs peuvent acheter des
aliments à prix réduit. Ces mesures
ont entre autre pour but de mettre fin
à l'exploitation des ouvriers par les
tâcherons.
De même, la Société s'engage à
prendre en charge les frais de
scolarité des enfants d'ouvriers qui
fréquentent l'école primaire
supérieure.
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Document source:
Rapport policier du 13/03/1897
Document source:
Le Patron sur son engagement social
5. Les loisirs

Le jardin du Café Rossi 1er à droite: l'artiste-peintre Dominique Lang
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Comme la partie majeure de leur
vie est occupée par le travail à
l'usine, les ouvriers n'ont pas
beaucoup de temps à consacrer à
leur famille ou à un passe-temps.
Cependant, avec la croissance
démographique, l'amélioration du
niveau de vie et la réduction du
temps de travail, une multitude
d'associations naissent dans les
domaines les plus variés.
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Vers 1910, il existait déjà bon nombre de clubs et d'associations, dont quelques-unes sont énumérées ci-dessous.
| Nom |
Typologie |
Année de fondation |
| «Musikgesellschaft Düdelingen» |
Société de musique |
1886/1896 |
| «Union» |
Société de gymnastique |
1898 |
| «Mutuo Soccorso» |
Association ouvrière |
1899 |
| «Chorale Sainte Cécile» |
Chorale |
1907 |
| «Übers Brettel» |
Club de quilles |
1907 |
| «La Fratellanza» |
Société de musique |
1911 |
| «Concordia» |
Société de musique |
1911 |
| «Blaue Wolke» |
Club de fumeurs |
1912 |
| «Boy-Scouts Korps Düdelingen» |
Groupe d'éclaireurs |
1913 |
| «Jünglingscongregation» |
Association de la jeunesse catholique |
1913 |

La kermesse au Schwaarzewee
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En 1906, les employés de l'usine de
Dudelange fondent une société de
casino. Quelques années plus tard,
le 12 juin 1912, l'aubergiste Henri
Hamilius-Gerend reçoit
l'autorisation «d'établir un moteur à
gaz servant à l'exploitation d'un
cinématographe».
Les fêtes populaires représentent
cependant la façon la plus populaire
de se divertir: chaque année, les
kermesses de la Saint Martin et de
la Saint Jean attirent la foule.
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